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Bombes de peinture et graffiti

Les graffeurs des terres minées.

Bombes de peinture et graffiti

Bombes de peinture pour la graffiti

Quelques histoires et anecdotes concernant mon aventure dans le monde de la bombe de peinture.

Ma première bombe de peinture

J’étais en 5ème. Bien qu’essayant de rendre un lettrage SMOG recopié sur le magasine Urban de l’époque en guise de projet d’art plastique, j’étais un peu plus concerné par le skate que par le graff. Mon pote avait arrêté le skate après s’est fait renverser devant magle par une ford focus (grise, ça marque quand même). J’allais prendre de ses nouvelles un soir, et pas loin de chez lui y’avait un magasin CATENA. T’sais l’enseigne qui sponsorisait les lots dans pyramide sur France 2.
Sauf que là Patrice Laffond était remplacé par un type désagréable qui voulait pas échanger tes rondins de centimes contre 10 francs. Le genre de type terré derrière son comptoir, qui a suivi un cursus de SEGPA aménagement de magasin où un prof vacataire et en liberté conditionnelle lui a conseillé de mettre sa caisse tout au fond à gauche du magasin, le plus loin possible des entrées et sorties dans son local en angle droit avec les racks de bombes de peintures à 50cm des portes.
Du coup on s’est servi, une orange, une bleu et une verte. Comme on est des connards, on a pris des fluo. Un pote nous a rejoint et on a été taper chacun des contours de lettres sur le mur d’un centre d’accueil pour handicapés. Bien sûr idée de merde, bien sûr on a couru avant la fin. J’avais tapé un lettrage NAROS, au pif. La marque de la spray, j’en ai plus aucun souvenir, c’était de la pisse comme les Motip ou les Spectrum de chez Action, avec le plomb le l’époque en plus. Je me disais que c’est ultra chaud d’utiliser une bombe de peinture, que ça couvrait pas. Ça m’a plus démotivé qu’autre chose.

Chez Cheops

Dans la galerie Shopi de Lens, y’avait Rachida qui tenait un shop de streetwear avec des sapes hors de prix. Pour 120€ tu pouvais te procurer un pull com8 jaune poussin pour avoir l’air frais devant les meufs à perte de ton lycée de ZEP. Sauf que comme t’avais pas de thune tu roulais des mécaniques avec ton survet vert olive Kappa, tes Atemi et la veste redskins style Yankee Clipper qui a appartenu à l’oncle du pote de ton cousin et qui taillait quatre fois trop grand. On allait trainer devant le lycée privée, là où il y avait plus de fraicheurs mais on choppait rien de plus que des 06 trafiqués, surtout quand Momo mettait le cosla orange fluo.
En arrivant chez Cheops un coup on a vu qu’il y avait des montana black, la première version avec les dessins d’architecte dessus. Comme on squattait tout le temps Rachida, elle a cédé pour brader une bleue, une jaune et une noire. A cette époque je voyais une meuf sur Loos en Gohelle. Avec la mobilité de FDP d’une Lensois de l’époque, je tapais une heure trente de route à pied pour aller la tcheck. Sur la route tu passais sous un pont avec un béton très très lisse. Comme j’étais en avance sur la fin de ses cours j’en ai profité pour taper un NAROS bleu contour noir, sur-contour jaune. C’est marrant parce que je me souviens exactement de l’odeur, de la sensation de spray dans les mains, de la choquinerie sur le pouvoir couvrant, du confort d’utilisation et de la camionnette de la mairie qui s’arrête pour me demander ironiquement si j’avais besoin d’un coup de main, ce à quoi j’ai répondu « Dégage, nique ta mère ». L’adolescence. Après ça j’ai tapé deux trois lettrages dans mon quartier, j’étais wanted par le vigile d’un chantier en cours. Le daron de mon voisin m’avait grillé en promenant son chien pendant que je peignais. Mais il a été cool, il me couvrait. Il disait au vigile que c’était un petit black qui a fait ça, qu’il l’avait vu. A la André t’sais, je discutais avec les deux du dernier graff, le vigile se la jouait Chips « Il a pas fini, il va revenir le finir, vous verrez et on va l’attendre et on va l’attraper. »

Bien sûr c’est remonté aux oreilles de mon propre daron, ce qui a fait que j’étais obligé de planquer mes sprays chez mon voisin. Ouais mon daron, c’était pas un 2.0, les darons tellement open que quand t’as fait un dégat tout le tierquar il négocie avec l’agent en disant que c’est pas bien grave que cela est nécessaire dans le développement, l’éveil et l’émancipation de son fils. Nan lui, il apprenait ce que t’as fait, il te cherchait, te localisait et te neutralisait. Toi le cafard, lui le baygon.

Jet Set Wear

Je commençais à lâcher le skate aussi. Plus aucune sprays chez Cheops et je commençait à me chauffer à mort sur le graffiti. Il y avait une petite guerre à Lens avec le NP Crew (Dark, Cesi, Kyse, Sadik) et Kanar. Ça toyait à mort. C’était la rentrée, j’arrive au lycée je vois des Kyse dans les couloirs ça me rendait dingue. Je cherchais après. Jusqu’à me rendre compte que le type était dans ma classe. On était oufs, on parlait que de ça, il fallait qu’on trouve du matos. Mes potes vendaient deux trois kill, et moi du warez vu que j’avais des plans Dump sur Efnet. J’avais de bonnes rentrées d’argent, sur un lycée de 2500 élèves y’avait de quoi faire chauffer le plextor. Un demi salaire de l’époque. Frais. Et pas moyen de trouver des sprays.
Un soir je vais voir une meuf devant son lycée, je l’avais ambiancé sur AIM, je croise Momo et il me dit que c’est un truc de fou, qu’il y’a un shop dans Lens rue Kleber rempli de sprays.
Je me rappelle m’être fait toute une mission. « Si je cours chez moi là, j’arrive à moins dix, j’appelle les pages jaunes, j’appelle le shop direct ».
-> « Allo c’est vrai qu’il y a des sprays? »
– Ouais mais on ferme là
– Attendez j’arrive dans 10 minutes, j’en prend plein.

La pauvre qui m’attendait s’est pris une tornade. Je l’avais zappé.

Le type vendait des MTN Hardcore à 2,90€. Les premières, celles avec les quadrillages. Des caps, il avait tout. La hardcore pour moi, après tout ce que j’ai vécu en expériences de sprays, ça restera la marque la plus emblématique en ce qui concerne le graff. On pouvait acheter aussi des Red Alert (Haute pression) et des Hotflam. Comment je kiffais les Hotflam. Après deux ans Jet Set Wear a fermé, mais Kyse avait le permis, on montait chez All City à Lille.

TOP GUN

A partir de ce moment, j’ai peint quelques années avec rien d’intéressant en ce qui concerne les bombes de peinture. Mon pote avait un plan sur des Basic (sprays bas de gamme chez Montana) et des duplicolor platinium, l’équivalent de la black mais pour enseignes de bricolage. Sauf un jour, Top Gun, le king de la spray en tout genre dans le nord pas de calais, annonçait qu’il vendait des fins de séries, rendez-vous devant All City.
Il vendait des Sabotaz et des sprayset.

Sabotaz 80, c’était une marque Grecque de bombes de peinture en rendu mate. Le 80, aucune idée, certainement l’espérance de vie perdue exprimée en heure, après chaque utilisation. La bombe sentait le gaz de ville, t’avais l’impression que t’allais crever à chaque coup de fat cap. Elle était déclinée en pas mal de couleurs, mais à cette époque il ne lui restait que du vert pute. J’en ai eu d’autres par la suite. La peinture était très couvrante, la valve de qualité médiocre et la tenue était assez hasardeuse s’il pleuvait dans les deux heures qui suivent. Je me rappelle d’un panel vert Sabotaz contour noir MTN avec juste un peu de condensation due au brouillard. Quand je l’ai vu tourner, il ne reste que le noir. C’était le lendemain.

Bombe de peinture Graffiti Sabotaz 80

A noter quand même le super trailer de la spray réalisé par One Eyed Film, le même qui avait animé le cultissime I Love Death de l’époque.

 

 
Et les sprayset. C’étaient des bombes de peinture en 100ml destinées au marché automobile. Les produits venaient de chez Kwasny et la légende dit qu’il y en aurait plus d’un million en destockage dans toute l’Europe. On les utilisait essentiellement pour les tags. Souvent, c’était la marque Auto-K. Il y avait les couleurs métallisées qui pouvaient être oufs, genre des violets pailletés de Ford Probe et des biens moisies genre les silver grey. Et pour les chanceux, il y avait les couleurs pleines non métallisées, et pour les encore plus chanceux les couleurs pleines à l’ancienne avec du plomb dedans. Mieux que des bombes de graffiti ces dernières. Mais c’était une bombe sur 200 et encore. Il y avait bien entendu tous les dérivés de kwasny, les petites belton, et toutes les marques mythos qui s’avéraient en fait être des auto-k avec une étiquette. Mention spéciale pour la Holtz 100ml Pure Zinc. La bombes pesait plus lourd qu’une 400ml et t’avais l’impression de projeter des clous dans le support quand tu peignais. Bombe plutôt dangereuse au passage.
 
On peut encore en trouver si on est chanceux dans des enseignes de destockage. A vous de jouer. A une époque, c’était l’abondance en sprayset.

 

Sprayset Graffiti

Bombes à tag Bombes de peinture tag

On a sympathisé, puis on est devenu potes et amis. Aujourd’hui c’est une des personnes pour qui j’ai le plus d’estime et envers qui j’ai le plus confiance. La magie de la spray! A ce moment là, j’avais qu’une idée en tête : Quitter mon taff et ouvrir un shop de bombes de peinture. Et j’avais déjà bien préparé mon coup…

CANZ SHOP – SANVO

Peu de personnes le savent mais je voulais ouvrir mon shop pour distribuer ma propre marque de bombes de peinture. J’ai travaillé un an en amont avec les laboratoires de la compagnie SANVO à Hong Kong. Tout était prêt pour un produit 11Oz à un prix de vente de 1,90€ TTC au shop. J’étais parti pour détrôner le DUC. Après de longues semaines de boulot à raison de plusieurs heures la nuit sur Skype pour discuter avec ma correspondante, je recevais enfin mes échantillons. Les sprays avaient une odeur particulière d’acrylique, une odeur que je n’avais jamais sentie jusqu’ici. Je suis parti les essayer directement au spot de Benalu à Eleu pour ceux qui connaissent. Le prototype était bluffant. La forme de la bombe particulière également était vraiment top. Je me voyais déjà faire un malheur. On était prêt. J’avais l’exclu en Europe et Sanvo vendrait le spray en Asie. Je prends un quart de container, pour commencer au lieu de prendre un container complet. Tant pis, je les lancerait à 2,50€. Une intuition comme ça. Le container n’est jamais arrivé, la douane a simplement supprimé pour des raisons qui me sont encore obscures. Le transitaire et Sanvo se renvoyaient la balle. Insoluble. Un quart de mon prêt bancaire envolé un mois après avoir ouvert le shop. Gros coup dur. Le shop a malgré tout tenu plus de 6 ans, quand la passion est là, on remonte la pente! Allez en exclu quelques photos de l’aventure Sanvo.

Sanvo bombes de peinture

Bombes Sanvo

Nuancier Gong bombe de peinture

Spray GongLa bombe s’appelait GONG pour le diminutif de Guangdong la ville dans laquelle elle serait produite.

SAUVER LA BOUTIQUE

Il fallait trouver une solution de repli très rapidement. Je voulais tout faire pour éviter de passer par un distributeur, on évinçait alors MTN, Montana et Clash. J’ai donc commencé avec 3 marques :

  • Ironlak : Storm m’a contacté par e-mail et m’a proposé de tester Ironlak. J’ai reçu une boite de chaque couleur. Je prends quatre couleurs, et je m’en vais tester les sprays. Je commence à peindre et là il s’est passé quelque chose de plutôt surprenant. J’étais persuadé, non j’étais même certain d’avoir déjà peint avec cette bombe, sa matière, son odeur : LA GONG!
    Je me renseigne, je fouine et envoie quelques mails. Ils semblerait que la Ironlak soit fabriquée du côté de Hong Kong, par un sous traitant. Serait-ce Sanvo? A ce jour je n’ai jamais eu la réponse à cette question, pourtant, je l’ai même posée au CEO d’Ironlak en direct, mais en vain.
    Les Ironlak se bouchaient beaucoup en raison du silly string, sorte de dentifrice qui sortait au début si la bombe n’était pas secouée. Les clients n’ont pas adhéré du tout à cette première version. Dommage car je l’aimais bien. C’était pourtant le début d’une longue aventure.
  • NBQ : Une copie de la MTN94, la bombe phare du moment. Des rumeurs disaient que la NBQ était en fait constituée des fonds de cuve que l’on utilisait pour la MTN94. Comme elle était fabriquée en Espagne; la rumeur était plausible. Jamais confirmé. Les clients ont détesté la NBQ. Je n’ai jamais recommandé.
  • Molotow : Fort de son panel de 250 couleurs, j’ai pu travailler un an avec cette marque qui est devenue la bombe best-seller. Certaines très couvrantes, d’autres moins, les couleurs avaient un nombre impressionnant de dégradés. Livrée avec un soft cap qui ne sert à rien, la bombe souffrait d’un manque d’innovation. On avait l’impression de peindre avec de vieilles Belton mais avec une peinture améliorée. Comparé à la technologie de la 94 et vu son prix, j’estimais que cette bombe de peinture était un peu dépassée. Mais cela restait la meilleure spray du shop. Cependant, la société n’a pas souhaité renouveler ses conditions.Ils distribuaient aussi la flame, une sorte d’Ironlak avec moins de couleurs.
  • Les fins de série : Top Gun m’avait parlé d’un mec de Paname, une sorte de plan secret de la spray underground, un templier de la lack. Comme il a vu que j’avais eu une mésaventure en douane, il m’a lâché le plan direct. Il me disait tu verras le mec, il a son style à lui.  Son style à lui haha. Compile toutes les combines du monde possibles et couple les avec les embobinages des pires vendeurs de volets. Fout le tout dans le corps de Redfoot dans Usual Suspect et colle lui une mauvaise foi légendaire et un accent Parisien tellement exagéré que tu te mets à insulter des mecs dans la rue en louchébem après chacune de ses visites. Quand il venait, il te ramenait une palette surprise avec :
    • De la Sabotaz. Ça passe, surtout qu’il avait la gamme complète. Ça complétait vraiment ce que j’avais au magasin. Je la proposais pour la fresque du dimanche.
    • Des sprayset. A chaque fois que j’ouvrais un carton je me tapais 20 silver grey. Le mec te calait des cartons de silver grey entre deux pour les écouler.
    • Des multona. Il travaillait avec plusieurs shops en France, personne n’en voulait. Je peux vous assurer que les Multona sont les meilleures sprays en fin de série qui existent. Certaines sont juste incroyables. A essayer de toute urgence.
      Bombe de peinture Multona
      Rouge Multona
      Bullet Chrome
    • De la Krylon (prononcer Krélon avec son accent de ouf) avec quelques couleurs intéressantes. Je vous conseille de peindre à la krylon. D’essayer au moins une fois, pour la légende.
      Krylon bombe de peinture old school
      Krylon rose
      Krylon noir haute température
      Boite originale de krylon
      Boite de bombe de peinture Krylon
    • Des tas de merdes dont t’avais pas besoin et que tu lui prenais pour faire plaisir, genre un carton de sprays démarre moteur, une boite de t-shirt noirs, des chaussettes, des sprays lubrifiant et tant d’autres qui te restaient jusqu’à ce que tu les donne à un collectionneur.

Les palettes devenant de plus en plus chelou, j’ai dit à notre homme que la prochaine palette je veux aller la chercher avec lui pour être sûr qu’il ne la trafique pas. On se rend donc en Belgique. D’entrée de jeu on y va à deux voitures t’sais avec une excuse fumeuse qui ne tient pas debout. Ça sent l’entourloupe comme quand ton sauce dit « ouais t’inquiète ce soir je sors j’te tiens au courant, appelle moi à 23h j’te dis direct si je sors ». En plus il venait d’essayer de me refourguer un lot trop important de DVD sur les Black Dragon. Pour une fois j’ai réussi à m’en démêler en disant qu’à Lens les gens sont pas concernés, et là le type t’embrouille une heure sur le fait qu’il faisait parti des Ducky Boys, que c’était eux les plus actifs. Et toi, tu dois écouter. Des fois il t’embrouillait tellement, que tu choppais une barre et que lui même ça le faisait rire.
On arrive dans une usine, le mec dit attend voilà ta palette. J’me retourne il était plus là. T’as compris? Au lieu de charger je fais le tour de l’usine, le gars chargeait une palette de ouf avec des noirs, des chromes une dinguerie. Je regarde ma palette c’était des comus orange. Au final je lui ai tout fait partager il est rentré comme ça chez lui. Deux mois après je trouve des comus orange dans une palette qu’il me fait livrer !!!
Je la vanne pas mal, mais en vérité c’est un mec en or. Un type comme ça, débrouillard et qui choisissait la difficulté, qui se battait pour trouver des plans, qui apportait énormément au graffiti Français, c’est quelqu’un d’inoubliable. J’espère qu’il lira ces lignes, je garde un bon souvenir de lui.

Une autre fois Top Gun me contacte et me demande si je suis chaud pour partager une palette de sprayset mais on ne sait pas ce que c’est.Il me dit que ça à l’air bien. Le tarif est super intéressant. On reçoit, on déballe. Incroyable, que des vieilles étiquettes lackspray à l’ancienne des couleurs pleines dégradés de rouge jusque jaune. Du noir. Quelques bleus, verts, violets. Juste mortel.

Bombes de peinture sprayset orange

L’épopée Ironlak

Il fallait que je prenne une décision quant aux sprays de graffitis. Storm est passé à la maison quelque jours, on a peint et bien sympathisé c’est devenu au fil du temps comme un grand frère pour moi. Il m’a dit que j’avais eu la 2ème version et que la 3ème venait de sortir. Que je devrais la tester. J’ai donc essayé et c’est vrai qu’il y avait du mieux!

Concernant les versons d’Ironlak :

Version 1 : Gros logo avec bouchon en plastique comme sur les belton. Jamais commercialisé en France. Un super fat cap fourni.
Version 2 : Gros logo avec bouchon noir rayé. Un skinny fourni et deux Ny à part.
Version 3 : Gros logo avec un bouchon transparent contenant 2 ny. Un skinny fourni sur la bombe.
Version 4 : Gros logo sans bouchon avec un super fat cap fourni.
Version 5 : Petit logo sans bouchon avec un super fat cap fourni.
Version 6 : Logo design graffiti avec un super fat cap fourni.

Chaque version comprenait des évolutions matérielles et techniques. La vrai révolution a été à partir de la version 4, car Ironlak a fabriqué sa propre usine et chaine de production. La qualité était donc au rendez-vous en supprimant la sous traitance. Gros changement entre le 5 et la 6, ou la pression a été augmentée pour obtenir l’équivalent d’une hardcore.






Je suis tombé amoureux de cette marque et de tout ce qu’il y a autour. Les gens qui me connaissent savent que j’ai poussé à fond pour que tous reviennent sur leurs premières impressions. Je suis resté avec cette marque jusqu’au bout. Au final je n’ai eu que peu de retours de bombes défaillantes, ce dont les gens avaient peur, à cause du Made in China. Ironlak ont sorti aussi deux autres bombes:

  • Sugar : Une bombe de peinture écologique. Nous l’avons testé dans un autre article.
  • La Yardmaster : Une bombe de peinture satinée à haute pression et anti UV que je vous conseille d’essayer si vous en trouvez encore!

J’ai quand même eu quelque défaillances, je recevais certaines palettes complètement défoncées. Mais cela était la faute des transporteurs qui faisaient des palettes trop lourdes et les cartons du bas cédaient. Je vous laisse imaginer l’odeur dans le shop.




Juste avant de fermer le shop, j’ai pu rencontrer toute la team Ironlak à Brisbane là ou se situe le siège. Pour la petite histoire, j’ai rencontré la personne avec qui j’échangeais par mail pour les conditions tarifaires depuis 6 ans. Le mec m’accueille dans son bureau et me propose d’aller peindre le soir même sur le périph’. Je commence à peindre ma pièce, je regarde la sienne et je me rends compte que je peignais avec mon graffer préféré et que le mec a qui j’envoyais des e-mails depuis 6 ans était Tues, le kiff bien entendu. Un peu l’histoire du Kyse du lycée qui se répète. Photo souvenir obligatoire…

Tues GraffitiAujourd’hui je peins avec mon reste de Ironlak, car la spray n’est plus disponible en Europe. J’ai donc fait un stock en prévision. J’utilise également la hardcore pour mes graffitis et la 94 pour tout ce qui est muralisme et autres fresques. Cela me permet d’avoir trois gammes de couleurs différentes et de toujours trouver la teinte qu’il me faut. Les peintures sont compatibles entre elles et je vous les conseille.

C’est tout pour mon témoignage sur les bombes de peinture. L’objet a toujours attiré mon attention et j’espère que vous aurez l’occasion d’essayer différentes sortes et pas uniquement des bombes pour le graffiti.

Merci à Top Gun , Nabil, Redfoot et Amrane pour avoir contribué à sauver le shop.

Parse.

 

 


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Une réponse

  1. JuJu Banqueroute dit :

    T’as refais mon weekend, ma semaine et l’année 2017 complète avec cette lecture.
    Merci Cinquante Mille Fois

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