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Qui sont les graffeurs du stade Léo Lagrange à Lens?

Les graffeurs des terres minées.

Qui sont les graffeurs du stade Léo Lagrange à Lens?

Graffeurs du stade Léo Lagrange à Lens

En 2017, le Lens Style Busters en était déjà à sa cinquième édition! Les graffeurs n’ont pas chômé.

Qu’est ce que le Lens Style Busters ?

Cet évènement est un Battle initié par Canz et la ville de Lens en 2012. Le Battle est une compétition de graffiti entre artistes sur un thème bien précis, avec des cou­leurs imposées. En 2014 Red Bricks a repris la direction des Battle.

Le thème de la cinquième édition était : Geek.
Les années précédentes, le Lens Style Busters s’est déroulé d’abord du film cel­lophane, puis des planches de bois, puis des tableaux. Pour la première fois, les réalisations se font sur mur avec une centaine d’artistes confirmés! En marge du battle, Le Lens Style Busters organise également la première JAM graffiti à Lens. Dans le monde du graffiti, un jam (confiture en Anglais) est une sorte de meeting d’artistes du graffiti autour de fresques murales. C’est l’occasion pour tous de se retrouver et de partager un moment convivial autour d’une peinture!

Si vous visitez le lieux, comptez environ 20 minutes pour effectuer le circuit complet. Pour voir des réalisations en ligne, visitez notre article sur le Lens Style Busters #5.

Nous avons interviewé quelques un de ces graffeurs. A la base, nous avions réalisé un fascicule, mais celui-ci n’a pas été diffusé.


Aiko

Graffeurs à Lens - Aiko

Peux-tu te présenter?
Aiko, 33 ans, de Billy-Berclau à  proximité de Lens.

J’ai découvert le graff ado en CA], très vite, j’adopte la bombe et c’est le début d’une passion dévorante.

Quelle place prend le graffiti dans ta vie?
Une place ÉNORME évidement! En effet comme tout passionné, j’ai cette envie de partager et d’échanger. Et c’est donc naturellement que j’ai créé une asso « Graff&Déco » dans ma ville. je suis également actif sur d’autres assos/collectifs…

– Quel regard a ton entourage sur ta pratique?
Au niveau du graff, comme pour tout le monde je pense, les lettres sont injustement désappréciées contrairement aux persos.Ma grosse éclate, c’est de travailler des supports différents et variés. Et
c’est en festival, il y a 7 ans, que je rencontre le bodypainting. Évidement ma famille et mes potes apprécient ce genre de taff mais madame a eu un peu de mal a l’avaler…

 

– Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui s’intéresse au graffiti?

PAPIERS / CRAYONS! Y’a que ca de vrai mais surtout rester humble et respectueux.


AREA 2

AREA2 Graffeurs

Peux-tu te présenter?
Area2 crew: NC (Northcolorz) et BZM. Je suis de Dunkerque J’ai 36 ans je graff depuis une dizaine d’années.

– Quelle place prend le graffiti dans ta vie?
Le graffiti c’est ma soupape psychologique, le moment où tu fais que kiffer sans penser à  des sales trucs, au boulot, aux galères… On peint souvent en équipe et c’est du coup un bon moyen de passer des bons moments avec mon équipe NC qui est devenue au fil du temps une petite famille.

– Quel regard a ton entourage sur ta pratique?
Mon entourage s’en fout un peu en fait, ils se disent, si il aime ça qu’il se fasse plaisir même si cela ne les touche pas plus que ça, ils sont très respectueux des vies de chacun donc du graff, du tricot ou autre chacun est libre.

Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui s’intéresse au graffiti?

Tu peux passer des années à  essayer de comprendre les règles, les codes etc mais retiens une chose, le graff c’est comme la vie, tu y feras de belles rencontres (et de moins belles parfois), tu passeras des bons moments (et des moins bons) donc si tu veux t’y mettre vas-y. Dessine autant que possible, forge toi un style, déplace toi sur les spots et les évènements pour découvrir ce monde par toi même.


BLADE

Blade graffeurs à Lens

Né à  Lille le 25 novembre 1972, Shehab  » Blade  » Charef, graffiti artiste, est issu de la vague de la culture Hip Hop en France de la fin des années 80. Membre actif de la Zulu Nation, il n’a cessé d’explorer les possibilités de l’expression graphique urbaine et la traduction de celle-ci
en lignes, signes et couleurs.

Sa peinture exprime un regard attentif sur le monde contemporain avec ses émerveillements et ses travers. Toutefois son travail ne se limite pas aux supports muraux, aujourd’hui Blade continue son exploration via des supports visuels de plus en plus variés.

BLADE : UN TÉMOIGNAGE URBAIN.
Confidentiel et réservé aux initiés à ses débuts, le Hip-Hop a su trouver sa place dans la ville mais aussi, plus largement, dans la société. Porté par une attitude et un courant musical, il s’est développé au sein même des mégapoles et a su gagner autonomie et pérennité sans ignorer aucune des influences culturelles de ses nombreux représentants.

Ainsi livré dans le plus grand musée du monde : la rue, le graffiti est devenu pour ses auteurs , un acte vital mêlant sens de la création et moyen de revendication sociale.

Sa très grande capacité à fédérer, à s’adapter (peu importe le lieu, l’époque, le support etc…) et à se propager a fait de lui le mode d’expression de centaines puis de milliers d’artistes, des plus jeunes pour les derniers arrivants aux plus âgés dont Blade fait aujourd’hui partie. Il s’est investi très tôt dans le Hip-Hop dans lequel il a trouvé une véritable racine artistique. A cette épine dorsale, se sont ajoutées ses valeurs intrinsèques, au croisement des cultures orientales et française pour nourrir un travail en perpétuelle évolution dont le champ d’intervention s’est élargi. D’abord réalisés à  même les murs, ses graffitis s’affichent désormais également sur toiles ou sculptures. Parce que la rue ne suffit plus et parce que les publics sont aussi nombreux et différents que les supports possibles.

Mais les liens, souvent invisibles car à  priori sans rapport ou carrément inconciliables, sont bien là  et il appartient aux artistes de les mettre en valeur. C’est la voix qu’a choisi Blade pour affirmer son statut d’artiste mais aussi de citoyen car l’Autre reste une préoccupation fondamentale. 5urprendre donc pour interpeler mais ne pas choquer pour ne pas braquer. Cette foi en l’humanité et cette implication sociale s’expriment en public de diverses façons lors de grands festivals internationaux, de classes organisées en partenariat avec l’Éducation Nationale, d’ateliers divers avec les centres d’animations, d’expositions et de manifestations mais parfois aussi dans la bulle de l’atelier pour les commandes de recherches graphiques (lettrages et logos) et la réalisation de toiles.

Le message de Blade est simple : transmettre. Et trouver sa place.


CROW

Graffeurs à Lens

Peux-tu te présenter?
Crow anciennement white MC (crew) graffeur de Lens, j’ai commencé à graffer il y a 6 ans à peu près mais plus sérieusement sur Saint-Omer quand j’ai rencontré futé, arte et slam Monk. Puis les MC..

Quel regard a ton entourage sur ta pratique?
A l’époque de mes premières pièces, je ne connaissais pas les règles. Je me suis vite fait arrêter, ce qui m’as valu une grosse amende alors forcément ma famille n’aime pas trop le graffiti. Mais depuis je leurs ai fait changer d’avis. Maintenant, ils adorent et suivent même ce que je fais et s’y intéressent.

– Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui s’intéresse au graffiti?
Je lui conseillerais de regarder tout ce qui fais autour de lui, que ce soit les murs de sa ville, les magazines et surtout de nos jours  internet. Ensuite gratter du papier à en avoir mal aux doigts et quand il passera sur mur de kiffer et de faire ce qui lui plait dans le respect des règles!


ESPER

Esper HEC parmi les graffeurs à Lens

Peux-tu te présenter?
Esper HEC MFK UZN, de Paris! J’ai commencé par le tag fin 96 début 97. Assez rapidement je passe à la fresque vers 2000-2001 à la rencontre de
RAPH avec qui on fonde le HEC (Haut En Couleur), pour péter des gros murs à thèmes avec une cohérence de fond et de couleurs.

-Quelle place prend le graffiti dans ta vie?
Plus qu’une passion, le graffiti est un mode de vie. Il influence tous les jours mon travail et la manière dont j’attaque un nouveau projet. Couleurs, mouvements, courbes, occupation de l’espace, dynamisme, travail en équipe. Tant de codes issus de cette culture qui peuvent devenir une formation tout aussi efficace qu’une école de dessin ou de graphisme. Le graffiti et la culture hip-hop en général font partie de ma vie et ont influencé mes choix professionnels et sociaux des 20 dernières années.

– Quel regard a ton entourage sur ta pratique?
Ils ne comprennent pas tout! Ils aiment, ou pas, en fonction des prods… Mais ils me soutiennent dans mes choix et c’est le plus important.

– As-tu des projets liés au graffiti dans un futur proche?

Avec notre agence Haut En Couleur, nous travaillons à la communication artistique et événementielle de nos clients au quotidien, et le peu de temps qu’il nous reste nous le passons sur nos projets personnels.

– Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui s’intéresse au graffiti?
Se renseigner sur son histoire, sketcher, éteindre internet, et aller peindre.


GLOBUL

Globule a fait partie des graffeurs du battle

-Peux-tu te présenter?
Hugo, 19 ans, mon blase est Globul, je viens de Belgique, de Namur. Je peins maintenant depuis 2 ans, mais je m’intéresse aux lettres depuis mes 10 ans.

Quelle place prend le graffiti dans ta vie?
Le graff a pris une énorme place dans ma vie le jour où j’ai rencontré Wuste, Pash et Loomis. Des graffeurs namurois plus âgés qui m’ont complimentés et donc fortement motivés. Je sais que jamais je n’arrêterai de peindre, ce sont de trop beaux moments passés avec les amis.

Quel regard a ton entourage sur ta pratique?
Mon entourage est très positif au regard du graffiti, ils ont vu mon amélioration en très peu de temps et ma famille m’a aussi beaucoup motivé.

As-tu des projets liés au graffiti dans un futur proche?
J’aimerais beaucoup en avoir en rapport avec le graffiti, même si je sais qu’il est difficile de percer dans ce milieu. Après, avoir un shop dans
lequel je vendrais des fringues et des bombes de peinture serait pour moi un objectif.

– Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui s’intéresse au graffiti?

Je donnerais comme conseil à un jeune graffeur de ne jamais lâcher si vraiment il aime peindre. il ne faut pas se décourager et il faut surtout vider de la spray. Le graffiti est une très belle communauté, beaucoup de personnes pour ma part m’ont  » accueilli  » bras grand ouverts et m’ont toujours beaucoup respecté malgré ma jeune pratique, même si au début il n’est pas facile de se faire remarquer.


GOMER

Gomer a réalisé avec d'autres graffeurs le mur de démo

-Peux-tu te présenter?
Gomer, je viens de Villeurbanne ( 69 ) et je peins depuis 2004.

– Quelle place prend le graffiti dans ta vie?
La peinture prend une très grand place dans ma vie. Cela reste ma première passion que j’essaie de concilier avec vies professionnelles et vies sociales. Mais c’est toujours la petite chose que j’ai toujours dans un coin de ma tête, ce que je regarde toujours dans la rue…

– Quel regard a ton entourage sur ta pratique?
Je compartimente de plusieurs manières et à différents degrés les informations à propos de ma pratique auprès de mon entourage. J’assume tout ce que je fais du mieux que je peux,je ne cache pas à ma famille que je fais du vandale, ni à mes proches. Mais je choisis le degré de détails que je peux leur partager. Ma famille est capable de comprendre l’envie de peindre où bon me semble, mais j’aurais bien du mal à leur justifier mes envies de tags ou de whole car…tout est question de savoir quoi partager et à qui. Et à l’inverse, la plupart de mes connaissances de graffiti ne connaissent très peu ma vie privée.

-As-tu des projets liés au graffiti dans un futur proche?
Continuer à m’en servir pour voyager et visiter des endroits et des pays où je ne suis jamais allé.

-Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui s’intéresse au graffiti?

Le graffiti est une discipline libertaire à mes yeux, chacun est libre de choisir sa manière de le faire, et aucune n’est plus légitime qu’une autre. Ne jamais laisser les autres imposer leurs propres règles, surtout pas quand cela vient d’autres graffeurs qui souhaitent cantonner cette discipline dans une boite en définissant ce qui est beau ou pas, ce qui est graffiti ou pas. No School No Rules.


METEK

Metek un des graffeurs voyageurs

-Peux-tu te présenter?

Metek, 2ème survivant du crew FAT DAD originaire de la campagne Lilloise. J’ai commencé le graffiti au lycée, vers 2009, mais je faisais déjà un peu de dessin avant de toucher à une bombe de peinture. En 2011, nous avons rencontré Storm à Canz Shop à Lens, il était en train de peindre sur le mur extérieur et je me suis dis : je veux savoir qui sont ces mecs. D’où viennent-ils ? De là se sont enchainés des voyages au Danmark, en Europe de l’est, en Australie et en Nouvelle Zélande afin de rencontrer ces artistes.

– Quelle place prend le graffiti dans ta vie?

Je ne travaille pas en ce moment et mon activité première est donc la peinture. Mon but est de perfectionner mes techniques et mon style afin que
cette pratique soit la plus complète possible pour que je puisse en faire mon métier.

– Quel regard a ton entourage sur ta pratique?

Ma famille m’a toujours soutenu et respecté car ma pratique est légale et complètement autodidacte. Il y a aussi ce regard admiratif que les gens posent sur vous quand vous faites quelque chose qui sort de l’ordinaire…

 

– Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui s’intéresse au graffiti?
L’expérience reste le meilleur professeur!


NAÖH

-Peux-tu te présenter?
Originaire du Loiret(45), j’ai débuté le graffiti en 2008 par un chrome tout moche au bord d’une route puis j’ai privilégié les voies ferrées et les roulants. Aujourd’hui j’ai étendu mes peintures aux friches à l’abandon et aux terrains.

Quelle place prend le graffiti dans ta vie?
Je dirais 50% mais avec les années ma vie de famille prend un peu le
dessus.

– Quel regard a ton entourage sur ta pratique?
Mon entourage n’est pas forcément au courant. Mais j’ai mon mari et binôme graffiti qui me soutient et me pousse toujours à me dépasser.

As-tu des projets liés au graffiti dans un futur proche?
Des projets de festival, d’expos et de sculpure graffiti métal.

– Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui s’intéresse au graffiti?
Se renseigner sur l’histoire du graffiti, tout essayer et kiffer!


PIERRE GREGORI

Pierre Gregori un des trois graffeurs qui a réalisé une façade à Lens

-Peux-tu te présenter?
Je suis Pierre Gregori, (mon vrai nom que je garde pour les projets artistiques), actif dans la rue sous le pseudonyme « LMVI ». J’ai commencé à taguer à l’âge de 14 ans, étant mauvais en lettrages, je me suis tourné instinctivement vers les personnages. J’ai monté l’asso/banque d’archives « Street Spirit » et essaie de me démener pour mettre en avant la culture Street/graffiti sous forme d’expositions, d’ateliers avec des écoles ou tout ce qui est possible de faire pour propager ça. J’évolue au sein des crews ACR et LMDA à Paris/banlieue et par tout où le vent me porte..

– Quelle place prend le graffiti dans ta vie?
Le graffiti prend à peu près la moitié de ma vie, l’autre moitié se compose d’illustrations, de photos, de vidéos et de concerts.

– Quel regard a ton entourage sur ta pratique?
j’ai essayé de préserver mon entourage de ça pendant pas mal de temps, puis je leur en ai parlé en crescendo, maintenant tout le monde trouve ça presque normal. Il y en a aussi que j’ai incité à peindre et à progresser.

– As-tu des projets liés au graffiti dans un futur proche?

J’en parlais tout à l’heure, avec Street Spirit, j’essaie d’archiver les graffitis qui longent les voies ferrées, de scanner des centaines de stickers, de tout mettre en ligne, on a créé une bibliothèque numérique gratuite pour pouvoir télécharger des carnets de croquis/blackbooks d’artistes gratuitement aussi. Je fais aussi des photos/vidéos pour des graffeurs en expo/session. C’est un travail de tous les jours, donc demain, après demain et tous les autres jours qui suivent.

– Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui s’intéresse au graffiti?
De respecter ses aînés, c’est la première chose et surtout de rester passionné.


RAPH

Les graffeurs Raph et Esper ont posé ensemble à Lens.

-Peux-tu te présenter?
Je m’appelle Raphaà«l aka Raphe HEC, MFK, SLA, GB. J’ai commencé parle tag dans les rue, sur les camions, stores, etc… à la recherche d’un blaze qui me corresponde. C’est à partir de 2001 que j’ai rencontré Esper et que l’on a fondé avec d’autres anciens membres le HEC.

– Quelle place prend le graffiti dans ta vie?
Le graffiti rythme ma vie, il fait circuler le sang dans mes veines et donne un sens à mon existence. Sans le graffiti, je n’aurais pas la vie que je mène aujourd’hui.

– Quel regard et ton entourage sur ta pratique?
Au départ, peu y croyaient, puis de fil en aiguille quand ils ont compris que c’était vital pour moi, ils m’ont encouragé à continuer. Même si je ne vis pas du graffiti, cela a contribué à mon éveil artistique et professionnel.

As-tu des projets liés au graffiti dans un futur proche?
J’ai toujours des projets liés au graffiti, mais je n’aime pas en parler tant que cela ne se concrétise pas. Suivez ma page HautEnCouleur Hec ou bien Raphe HEC et vous connaitrez mes actualités en temps et en heure.

– Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui s’intéresse au graffiti?
Toujours avoir un sketchbook dans ton sac (c’est aussi bien qu’un livre mais c’est bien mieux qu’un smartphone pour passer le temps).Respecte les codes d’honneur du HipHop. Repasse entièrement les pièces des artistes que tu recouvres. Donne tout ce que tu as à chaque graff que tu fais.Toujours rester humble et connaître sa place parmi les siens. Et souffle quand ça coule.


REAM

Ream graffeur à Lens

Peux-tu te présenter?
Mon blaze c’est Ream, je viens de Provin dans le 59 et j’ai commencé le graff en 1998 dans un CA] grâce à l’intervention d’un graffeur (Meda) qui
était venu nous initier au graffiti dans le but de réaliser une fresque avec nous. Dès lors, j’ai eu le virus!

Quelle place prend le graffiti dans ta vie?
Le graffiti occupe une part très importante dans mon quotidien. il est omniprésent et cela m’a même permis de trouver du travail et donc de pouvoir subvenir aux besoins de ma famille!

Quel regard a ton entourage sur ta pratique?
Mon entourage le voit comme moi je le vois! C’est à dire comme un art à part entière. Depuis mon adolescence c’est ma façon de vivre que cela
plaise ou non! Mais j ‘ai toujours été soutenu par mes proches notamment mes parents qui étaient très ouverts sur le sujet et ne m’ont jamais bridé, ce qui ma permis notamment de progresser et de ne pas lâcher l’affaire….

– As-tu des projets liés au graffiti dans un futur proche?

Oui, il y a toujours des projets quand on est passionné, les expositions, initiations avec les adolescents, projets pour les mairies et bien d’autres, le plus important, les peintures avec les potes!

– Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui s’intéresse au graffiti?
Évite le web et gratte du papier pour trouver ton style.


SAR

Sar grapheur

-Peux-tu te présenter?

Je viens d’Armentières (59), natif de Wattrelos (59). J’ai commencé le Graff dans les années 90’s sur papier où je griffonnais déjà pas mal avec les références du moment comme SKKI, Mode2, Bando, Nasty, N°6, Delta, Loomit mais aussi des graffeurs locaux Aplick, Spécio, Toxe, que je découvrais dans les magazine 1TOX, Paris tonkar, de l’époque, en fait j’ai suivi mon frangin qui faisait parti d’un groupe de graffeurs de l’époque sur la région Wattrelos, Roubaix Tourcoing, les TCC, SK. Cela va faire ma 20ème année que je pratique cet Art et ne me lasse pas car nous apprenons chaque jour…

– Quelle place prend le graffiti dans ta vie?

Le graffiti est très présent dans ma life, j’en ai même fait mon métier.

– Quel regard a ton entourage sur ta pratique?
Assez positive, car comme je dis souvent, nous faisons rêver les personnes qui regardent nos graffs

– As-tu des projets liés au graffiti dans un futur proche?

Oui, énormément, beaucoup de jams et de réalisation de fresques, mais surtout un projet qui me tient à coeur cette année, une réalisation d’une fresque de plus de 100m sur la commémoration de la guerre 1914/1918 au sein de ma Ville Armentières, en relation avec des jeunes.

– Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui s’intéresse au graffiti?

Un conseil (HlHl), si on avait pu m’en donner des conseils quand j’ai débuté… Tout d’abord bien comprendre les règles et les lois du graff mais surtout apprendre l’histoire et ne pas faire du graff par effet de mode… C’est pas la peine, on ne ramasse pas de filles, ni d’argent à foison…


STIME

Stime graff

-Peux-tu te présenter?
J’ ai commencé le graffiti en 1996 avec les TPC/3OP(94) avec le tag que je pratiquais uniquement. Vers les années 2000 j’ ai commencé à vouloir
faire des pièces plus évoluées, j’ ai donc commencé à faire du terrain et ensuite une fois certains lettrages en poche je me suis dirigé principalement sur du roulant.

Quelle place prend le graffiti dans ta vie?
Le graffiti a une place très importante dans ma vie, je dirais à peu près 50% de mon temps y est consacré même si avec les années la vie de fa
mille prend le dessus.

– Quel regard a ton entourage sur ta pratique?
Mes amis et ma famille ne m’ ont pratiquement jamais encouragé dans cette activité car il voyaient toujours les risques en premier, mais ils n’ont jamais essayé de m’en dissuader. La seul personne qui m’a poussée, c’est ma femme et ça je peux dire que j’ ai de la chance.

– As-tu des projets liés au graffiti dans un futur proche?
Beaucoup de projets en cours: des installations mêlant graffiti et sculpture, expositions, festivals et tout ce qui me fera prendre du plaisir!!

– Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui s’intéresse au graffiti?
Je vais faire mon vieux grincheux mais le conseil le plus important pour moi serait de bosser sur papier avant de vous lancer, renseignez vous sur
ce qui ce faisait avant ce qui permettra de respecter le travail de tous!


WENS

Wens

-Peux-tu te présenter?
Je viens tout droit de Perpignan, mon blaze est WENS et je peins depuis 2002. Notre équipe est dispersée dans toute la France ou à l’étranger et ensemble nous formons le NOUS TOUS CREW, une véritable histoire de famille. Solidaire et drôle avant tout!

– Quelle place prend le graffiti dans ta vie?
Entre esquisses permanentes et rencontres du dimanche, j’ai pris le graffiti avec moi à la fac peur l’étudier sous toutes ses coutures. De nombreux ateliers avec les enfants m’ont également permis d’en faire un support éducatif et ludique. Je reste toujours aussi dépendant après bientôt 15 ans de pratique!

– Quel regard a ton entourage sur ta pratique?
Les avis sont partagés : Mon cercle familial est admiratif de cet art, mes amis proches (hors milieu) ont du faire beaucoup de concession donc savent que c’est une passion envahissante, l’entourage toujours très curieux de mieux connaitre l’univers du graffiti.

– As-tu des projets liés au graffiti dans un futur proche?

Des projets simples comme continuer les ateliers découverte, initiation ou sensibilisation (légal/illégal). J’espère quelques meeting of styles en 2018…et une grande exposition collective NTC dans le Sud!

– Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui s’intéresse au graffiti?

Le graffiti est varié et très enrichissant. Chacun peux y trouver sa place, tout réside dans la volonté de prendre du plaisir, respecter les autres et rester vigilant car cette passion peu vite mener à de sérieuses complications!


WUSTE

Graffiti Wuste

Peux-tu te présenter?
Mon blaze c’est Wuste, je viens de Namur en Belgique. J ai commencé le graff vers mes 14 ans et depuis je n ai jamais arreté, j’ai 27 ans mainte-
nant. Ce sont les graffitis que je voyais sur train qui m ont vraiment donner envie de faire pareil. Et principalement Amer du crew PSK.

Quelle place prend le graffiti dans ta vie?
Le graffiti prend toute la place dans ma vie, j’y pense du matin au soir. J ai toujours envie de faire progresser mes lettres. J ai quand meme d’autres passions mais le graffiti passe avant tout le reste.

Quel regard a ton entourage sur ta pratique?
Ma famille et mes amis m’encouragent à continuer cette pratique. Ils aiment ce que je fais même si la plupart du temps ils ne savent pas lire mon lettrage. Voir des formes et des couleurs leurs sufitsent à apprécier.

As-tu des projets liés au graffiti dans un futur proche?

 Participation à un livre de sketch et un autre de graffiti. J’ai voulu ouvrir un shop mais je n’avais pas les fonds nécessaires, du coupje me tourne vers les tshirts. Je suis en contact avec le service environnement de ma ville pour réaliser des fresque dans les endroit délabrés. Et bientot, j’aimerais faire un vernissage mais il faut d’abord que je diversifie mes supports.

Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui s’intéresse au graffiti?
Ce qui est sûr c’est que si ton sketch n’est pas top, le mur ne le sera pas non plus. Donc il faut beaucoup dessiner et quand ça devient sympa et
que tu aimes ce qu’in a sur ta feuille, tu peux te lancer sur mur.


En bonus, voici l’interview de Zoer, dans le cadre de la réalisation de la fresque sur l’ancien cinéma Apollo de Lens avec son collectif Die Cast (Zoer et Velvet)

DIE CAST

DIE CAST

Peux-tu nous présenter DIE CAST?
C’est le collectif formé par deux artistes: Velvet et Zoer. Après 14 ans de peinture commune, nous avons décidé de trouver une forme pour associer nos réflexions artistiques, peintures murales et expositions. Dans l’industrie, le Die Cast est un procédé de moulage des objets. Dans nos réalisations, notre relation aux objets a toute son importance. Avec leurs représentations souvent disproporitonnées, on tente de miniaturiser la société sur une surface murale.

Vous êtes intervenus à Lens pendant le mois de mai en face de la gare. Peux-tu nous en
dire plus sur la réalisation et sa façon de l’appréhender?

L’oeuvre a été développée en fonction du lieu. Cet ancien cinéma dispose d’une façade à  l’architecture remarquable. Le lieu évoque également une très belle histoire. Nous avons souhaité interagir avec le bâtiment dans son sujet : le cinéma. En anglais, le mot Lens signifie lentille, ce qui était plutôt amusant et nous a donné l’idée de mettre en scène des objets relatifs au monde du cinéma. On peut apprécier l’oeuvre de loin, comme une image abstraite donnant un effet de contorsion de la façade, comme si on recréait des corniches. De près, on peut se confondre aux objets représentés avec des tailles disproporitonnées.

Connaissais-tu la région et la ville de Lens avant cela?
J’ai vécu quelques temps à Lille, bien quej’avoue ne rien connaître de Lens. Lorsque l’on arrive à Lens de Paris, on constate tout de suite l’architecture typique au Nord, rappelant les Flandres.

Vous êtes passés du graffiti au « muralisme ». Peux-tu nous expliquer de quoi il s’agit?

Le muralisme s’inspire de tout ce qui se fait en Amérique du Sud. Du côté très populaire de la peinture murale, hors du marché de l’art, du streetart et des élites. Après de nombreuses années à peindre à la bombe de peinture, nous avons tous les deux connu une saturation vis à vis de l’utilisation de cet outil et de ses effets potentiels sur la santé à long terme.
De plus, la bombe de peinture propose des couleurs toutes faites et ne permet pas d’étudier et de comprendre la façon dont sont faites les couleurs. Et puis lorsque l’on utilise de la peinture classique, l’interface avec les gens est tout de suite bien meilleure, ils nous laissent peindre en toute tranquillité!

Quels sont vos prochains projets ?

Nous préparons une exposition pour le mais de juin en Allemagne et un grand projet à  Saint Gervais dans la vallée du Mont Blanc qui s’appelle 2KM3. ll réunira des artistes du monde entier dans un parking souterrain géant!


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Une réponse

  1. […] plus grand monde ne peut définir ce que ça veut bien dire. Le post concernant les interviews du Lens Style Busters #5 a initié un court et vif débat sur Facebook. J’avoue que moi même, de par mes différentes […]

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