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Cinq questions au graffeur Jiem

Les graffeurs des terres minées.

Cinq questions au graffeur Jiem

Graffeur Jiem du Nord Pas de Calais

En 2013, Parse avait réalisé l’interview vidéo de Jiem, un graffeur installé dans le Nord Pas-de-Calais. Retrouvons ici l’intégralité de cette entrevue hivernale! Les amateurs de Flop comme vont se régaler comme il s’étaient déjà régalés avec l’interview de Yone.

Présente toi…
Bah je suis arrivé en 2005 dans le nord à Lille, voilà je venais de Paris. Avant Nantes depuis tout petit. En fait le nord ça m’a toujours attiré, j’ai toujours voulu venir ici.
Ce qui m’attirais beaucoup c’était la brique. Tout ce qui va autour, le climat, la culture du nord, ça m’attirait énormément. Et puis les paysages et la lumière et tout ces trucs que tu vois à travers les films. Et je n’ai pas été déçu.

Interview de graffeur Jiem

Tu as fréquenté le milieu Hobo. Parle-nous des Monikers…
Les monikers, n’ont rien à voir avec mes flops, si ce n’est le support. Ce sont des graffitis que l’on fait à la craie grasse sur les flans de wagons de marchandise en Amérique du Nord, Aux Etats-Unis et au Canada essentiellement. Cela date du 19ème siècle.
En gros ce sont les premiers graffitis faits par les hobos. Les hobos sont des vagabons qui voyagent dans les trains de marchandise clandestinement d’état en état et qui cherchaient du travail là où ils arrivaient.

Pourquoi faire autant de flop?
Dans le graffiti, c’est toujours ce qui m’a le plus plu avec le tag pur et dur. C’est aussi pour moi ce qu’il y a de plus difficile à réaliser. Ca parrait vachement simple comme ça au premier abord mais c’est quand même vachement périlleux. Dès que tu foires un peu sur une courbe, une base de lettre ou une proportion, bah voilà cest foutu. Donc la difficulté elle est là.

Questions à un graffeur Nord Pas De Calais

Même pour cette interview en terrain, tu fais tes flops à l’arrache…
Et oui l’aspect crado, ça fait parti du truc. Si c’est trop propre, trop mou, trop lent ça se ressent dans le flop et je ne trouve pas ça très vivant.

Toujours faire des flops n’est pas rébarbatif?
Visuellement, esthétiquement, pour moi, et c’est très personnel, y’a rien qui dépasse ça. Et puis moi j’aime bien parce que c’est rapide, j’aime pas peindre pendant des heures sur un truc, j’enchaine.

Le mot de la fin?
Merci à toi. Merci pour votre accueil à Lens et bonjour aux potes!

 

La vidéo complète de l’interview et JIEM en action.

 
Pour en savoir un peu plus, lisez les échanges entre JIEM et CAPDO sur le blog.

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